Intervention au colloque « L’adolescence et les objets numériques » organisé par l’ANPAA le Mardi 7 Octobre 2014 à Villeurbanne (69)

Intervention au colloque « L’adolescence et les objets numériques » organisé par l’ANPAA le Mardi 7 Octobre 2014 à Villeurbanne (69)

Vous trouverez ci dessous le documents concernant le déroulement du colloque « L’adolescence et les objetsnumériques » qui se tiendra à Villeurbanne (69) le Mardi 7 octobre 2014.

Programme

Intervention lors de la journée d’étude organisé par l’Obervatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines à CREIL – Samedi 18 Octobre 2014

Intervention lors de la journée d’étude organisé par L’obervatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines à CREIL – Samedi 18 Octobre 2014

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Vous trouverez ci-joints l’ensemble des documents d’annonce et d’invitation à la journée ayant pour thème :

« Le jeu vidéo à l’adolescence : enjeux risques et opportunités » et qui se tiendra à Creil, dans l’Oise, le Samedi 18 Octobre 2014.

Affiche à télécharger

Document de presse

Document papier a imprimer

Document d’nvitation

Protégé : Cours Magistraux – IRFSS – S1 – deuxième cours de psychologie – Version intégrale

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Notre rapport à l’objet numérique

Notre rapport à l’objet numérique

 

Parce que nos utilisations de nos objets numériques sont parfois discrète, intime même, à l’abri du regard des autres et sans attente de leur approbation nous pouvons proposer l’idée que la manière d’utiliser nos smartphone, tablette, ordinateurs et autres objets à « à regard réfléchissant » (Ceci est ma TM déposé) sont des indicateurs et des analyseurs de notre rapport primaire à l’objet donc de notre rapport primitif au monde à l’aube de notre existence.

 

Dans la suite de cette idée je vous propose de réfléchir au fait que l’événement du tactile tend à nous permettre d’explorer des modalités de rapport au monde de plus en plus primitifs car attachés de plus en plus à nous faire vivre une expérience de sensorialité multi-directionnelle et je dirais même amodale comme chez le nourrisson. En ce sens le tactile présente une dimension de corps à corps ou de peau à peau avec l’objet tandis que l’utilisation d’un dispositif de pointage comme la souris porte davantage les traces d’un rapport médiatisé par un AUTRE ou une forme d’altérité qui vient faire intermédiaire et qui s’intercale en nous séparant de la surface de l’objet. Lorsque j’utilise la souris, celle-ci porte un rapport de séparation ET de rapprochement entre moi et l’écran : il y a donc une forme de fonction paternelle, de pont qui sépare et rassemble dans la technologie, fonction qui tend à s’amalgamer à travers le tactile avec des aspects beaucoup plus sensuels. Nous passons d’une forme de verticalité des écran d’autrefois et de l’utilisation de la souris et du clavier à une position d’horizontalité du support et de rapprochement sensuel avec la matière numérique et donc avec certaines de nos fonctions intra-psychiques.

 

Comme Sigmund Freud en son temps s’est penché sur sa vie et ses propres « productions psychiques notamment ses rêves pour élaborer sa théorie, toute démarche d’exploration de l’Inconscient doit passer nécessairement par une auto-observation de soi. Aujourd’hui l’écran du rêve est au dehors, et nos manière de nos comporter avec nos objets numériques témoignent de notre manière dont nous médiatisons le monde vis-à-vis de nous-même. Par exemple, la manière de « protéger nos accès par mot de passe », ou au contraire de tout laissé libre d’accès, nos manière de ne pas utiliser un nouvel ordinateur tant qu’il n’est pas bien « protégé » porte les traces de la manière dont nous avons été materné. Nous transférons ainsi le « Ne sort pas sans ton écharpe » par un « bon il faut bien que je face les mises à jour de sécurité ou que « j’installe un antivirus avant d’aller surfer sur la toile ». Seul une analyse sincère, la plus dénuée de défenses sur notre manière de nous occuper de nos objets à regards réfléchissant peut nous amener à questionner ce qui s’actualise de nos premiers rapports avec la sensorialité et la sensualité du corps à corps avec notre premier objet d’amour.

Protégé : Cours Magistraux – IRFSS – S1 – Psychologie – Premier cours – Généralités – Version intégrale

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Protégé : Cours Magistraux – IRFSS – S1 – Psychologie – Introduction à la psychologie – Version intégrale

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Les principes élémentaires de la recherche scientifique

Les principes élémentaires de la recherche scientifique

 

Toute démarche scientifique repose sur une méthodologie qui implique une problématisation et une formulation d’hypothèses au sein d’un champ et d’un cadre matériel, théorico-conceptuel et notionnel qui permet de définir les conditions et critères de recueil, de validité de ce recueil de données ainsi que les modalités d’analyse et d’interprétation des données en vue de délimiter la portée de ces observations c’est-à-dire l’enveloppe au sein de laquelle se situe ce niveau de réalité ainsi que le niveau de représentation des phénomènes « observés ». Toute perspective de recherche qui ne saurait reposer sur cette méthodologie de base ou qui masque certains de ces critères de recherche présente une faible étendue de scientificité. Selon ce type de définition, nous pouvons remettre en question bon nombre d’étude même assez poussée qui ne définissent pas leur portée du fait d’une position fantasmatique de toute puissance et une idéologie d’omniscience et de vérité absolue de ces détenteurs. De plus, il semble certain que nous puissions définir avec une certaine certitude que ce ne sont pas toujours les critères tels qu’ils sont posés qui posent problème mais leur interprétation par des non-initiés. C’est à cause de tel erreur de méthodologie et d’appréciation que nous avons écrit beaucoup de choses relativement erronées par le passé ou du moins que nous avons tenu pour exacte des faits qui avaient été mésinterprétés. Or, la question de l’interprétation et de la validité scientifique d’une technique ou d’une méthode doit comporter nécessairement une réflexion sur la partialité du chercheur ainsi que sur la tendance à conforter ses attentes. CE travail conduit également à questionner les sources à partir desquelles penser la validité scientifique d’une méthode ou du moins où la situer sur un gradient de validité scientifique. Une pratique clinique par exemple ne saurait totalement pouvoir être « évaluée » à la lumière de critères fondés sur une épistémologie qui lui serait tout à fait étrangère dans ces bases conceptuelles ou méthodologiques. Dans cette perspective, toute démarche visant à imposer strictement par exemple une vérificabilité par des données quantitatives ou numériques devrait susciter une interrogation sur le SENS que prendront les données ainsi que sur leur possibles utilisation voire leur exploitation ultérieure. Pour conclure temporairement et provisoirement, une démarche de recherche qualifiée d’un haut niveau de scientificité devrait davantage se concentrer non pas sur une obéissance à des modalités d’évaluation prétendument objective car rationnelle et rassurante à une époque de maîtrise et d’idéal d’objectivation des phénomènes mais elle devrait plutôt porter son travail d’analyse et de réflexion sur une suffisante adéquation entre les pré-condtions de la recherche et le champ au sein duquel elle s’inscrit et se matérialise.

Bloc note magique : question ouverte 3

Bloc note magique : question ouverte 3

 

Comment alors penser la fracture numérique entre, d’une part une position préventive face aux risques de dérives et d’utilisations excessives et dépourvues d’éthique, et d’autre part une posture d’hyper-ouverture qui relativiserait et libéraliserait tout au point de nier les conditions addictogènes de notre société ?

Comment construire une pensée créatrice sur ces nouvelles formes que prend la souffrance psychique sans pour autant se référer à un seul modèle qui nous conduirait à la catégorisation préventive et anticipatrice qui enfermerait le sujet ?

Comment soutenir la reconnaissance de la souffrance sans tomber dans une focalisation symptomatique qui empêcherait l’ouverture associative ?

Comment questionner, au-delà de l’utilisation, les idéologies implicites embarquées dans ces technologies et leurs effets sur les utilisateurs et comment critiquer constructivement les modèles sous-jacents ?

Comment se positionner en tant que professionnel intervenant auprès des enfants et des parents pour leur transmettre un discours clair, cohérent et bienveillant afin de co-construire un accompagnement de ces utilisations ?

Bloc note magique : question ouverte 2

Bloc note magique : question ouverte 2

 

Dans ce contexte de changements paradigmatiques au sein duquel l’instabilité, l’inconstante et la dysharmonie constitue l’élément permanent qui remplace la sécurité et la prévisibilité des interactions et des situations, nous nous trouvons aujourd’hui dans notre pratique face à l’injonction de répondre à la demande sociale de traiter de nouvelles formes d’expression de la souffrance psychique.

Dans ce climat, la conceptualisation de la cyberaddiction constitue une forme de tentative de réponse et un impératif de prise en charge. Pourtant le nombre de demande concernant ce sujet n’est encore particulièrement élevé.

La honte ne suffit pas à expliquer le faible nombre de cas « avérés » de cyberaddiction. A l’inverse certaines structures sont submergés par des demandes de soutien et d’accompagnements thérapeutiques de la part de sujets ayant pris connaissances de leur souffrance et se réclamant « cyberaddicts » ou « cyberpornoaddicts »..

Comment alors penser les enjeux des nouvelles formes de la psychopathologie et les enjeux de remodelage des modèles sous-jacents à nos pratiques et nos théories implicites du soin ?

Le modèle de la cyberaddiction permet-il d’entendre les enjeux liée à la manière de penser la matérialisation de la réalité psychique et sa virtualisation dans l’image ?

Bloc note magique : question ouverte

Bloc note magique : question ouverte

 

Depuis environ une quinzaine d’années, parents comme professionnels du secteur éducatif, pédagogique et médico-social ressentent les effets de mutations profondes qui sont liés à l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

Les changements opérés concernent les catégories de bases qui régissent notre rapport à l’espace et au temps, dont le premier lieu d’expérience se trouve être le corps, et les enjeux liés à notre rapport au corps sociale, familiale et sociétal.

Ces modifications dont les effets sont aussi importants que l’invention de l’écriture concernent également la « santé mentale » dont les définitions peuvent évoluer dans le temps et en fonction des conditions sociétales et socio-culturelles.

Les modèles conceptuels autant que les implicites sur lesquels reposent nos pratiques sont également à requestionner dans la mesure où l’omniprésence des écrans, l’expansion du Jeu vidéo et l’accès continuel à l’information sur les réseaux sociaux constituent des changements paradigmatiques majeurs qui nous obligent à complexifier notre approche aujourd’hui inévitablement inter-disciplinaire et multi-factorielle.

Dans ce monde complexe, comment donc aborder ces questions face à ce climat d’accélération et la tendance à devenir des nomades comme les technologies que nous utilisons ?

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