Pourquoi l’ado veut se suicider : article divers

Pourquoi l’ado veut se suicider ? : article divers

Voici un article, auquel j’ai modestement participé, et qui a été écrit par les étudiant(e)s infirmiers(ères) première année de l’Institut Régional en Foramtion Sanitaire et Sociale.

Je les remercie chaleureusement pour ce travail de recherche et leur intéret pour la psychologie.

Vous pouvez consulter l’article dans sa totalité en suivant ce lien :  Pourquoi l’ado veut se suicider – IRFSS

ou en consulter une version simplifiée ci-dessous.

Bonne lecture.

Pourquoi l’ado veut-il se suicider ?

2ème cause de mortalité chez les 15-24 ans, chaque année près de 500 ados réalisent un geste suicidaire. Problème individuel ou phénomène de société ? Tentative d’explications sur les causes… et leurs conséquences.

Violences sexuelles, problèmes familiaux, harcèlement, rupture sentimentales, isolement social, divorce …. Les interprétations qui entourent le suicide d’un adolescent sont nombreuses. Et si le «  passage à l’acte » est difficilement explicable d’un cas à l’autre, certaines tendances pouvant expliquer la détresse profonde de l’ado suicidant semblent exister.

Tout d’abord le geste suicidaire, qu’il s’agisse d’une tentative de suicide (TS) ou d’un suicide, peut avoir une fonction de passage à l’acte ou de « pure décharge » d’un trop plein d’énergie qui demande à être évacué sur l’extérieur à défaut d’être contenu à l’intérieur de la psyché menacée de débordement. Dans ces situations l’acte constitue un recours ultime qui vient « remplacer » la parole et  « en substitut » de la capacité de penser. Cependant, ce type de réaction peut être rencontré par chacun d’entre nous  à un moment de notre existence. C’est pourquoi il parait compliqué de pouvoir prévenir la totalité des risques suicidaires. Si on ne peut pas prévenir les risques, il faut essayer de déterminer les causes.

Le plus souvent celles-ci sont familiales (divorce, rupture de lien avec les parents), sentimentales (premier amour déçu, perte d’une personne aimée) psychologiques (harcèlement, dévalorisation de soi systématique isolement affectif), psychopathologiques (schizophrénie, dépression) ou lorsqu’on est victime  de traumatismes (violences sexuelles ou psychologiques).

Cela étant dit, toutes ces causes qui une à la fois semblent ne pas porter à conséquence, une accumulation de plusieurs d’entre elles ou juste une peuvent pousser les personnes au bord du gouffre. Notamment lorsque celles-ci se mêlent aux angoisses de l’adolescence,  tournant autour des thématiques d’abandons, d’agressions voire de l’existence elle-même La sensation d’être face au temps, au monde, à la liberté, et surtout à soi même, sans pouvoir les maîtriser. Certains s’y engouffreront et ce sera la mort, d’autres avec de l’aide, des solutions à leurs problèmes, un soutien, pourront passer au travers.

La pulsion de mort

A l’adolescence, le jeune doit également se confronter à la pulsion de mort. Au moment où il les aborde, l’adolescent en souffrance va alors expliquer qu’il souhaite simplement que tout s’arrête, que ce trop plein cesse et qu’il s’endorment. Mais ces manifestations restent imperceptibles. Inconsciemment il vise à un retour à l’état antérieur, dans l’absolu, à l’état de l’inanimé de la matière, donc à la mort. C’est une dynamique de déconstruction et de décroissance. Ce n’est pas un choix mais juste une contrainte, qui s’impose à lui à un moment donné, quand il ne trouve plus d’autres issues, à ce qu’il ressent comme menace sur lui-même, sur son identité.

Ceci peut renvoyer dans notre esprit à l’idée que la mort est un sommeil profond et serein, cela nous renvoit à notre croyance d’enfant . C’est une réponse à une souffrance, dans le but de la soulager de manière active. L’adolescent se sent acteur de lui-même ce qui lui donne un sentiment d’existence. Guillaume Gillet, psychologue clinicien explique que «ce n’est pas le fait de mourir qui compte, c’est de redevenir acteur de sa vie. »

Les signes avant-coureurs étant différents d’une personne à l’autre, le suicide est encore aujourd’hui un questionnement complexe. Beaucoup de professionnels de santé réfléchissent à déterminer un « profil type » du suicidant. Mais même si l’on connaît  les causes qui ont poussées un adolescent à se suicider, et que l’on les identifie chez un autre, rien ne nous permet d’affirmer qu’il aura le même comportement suicidaire.

En tant qu’être doué de conscience, l’homme  reste un « objet » unique, sans véritable mode d’emploi, et donc imprévisible…en somme un être subjectif et singulier.

Pour mieux comprendre

Le taux de suicide chez les adolescents reste stable depuis 2008, même si l’on remarque une légère baisse. En revanche le suicide reste un phénomène qui touche 4 fois plus les garçons que les filles même si l’écart entre les deux tend à diminuer.

MOTS CLES

Adolescence : Période de transition entre l’enfance et la vie adulte. Il s’agit d’un intervalle de temps évoluant généralement entre 12 et 17 ans. Et qui débute en France vers l’âge de 10 ans chez les filles et vers environ 12 ans chez les garçons.

Suicide : 1) Le suicide se défini comme tout comportement qui cherche et trouve une solution pour un problème existentiel, dans le but d’attenté à sa vie.

2)« Le suicide est le meutre de soi-meme. » Pierre Moron.

Changement : L’adolescence s’accompagne de nombreux changements, aussi bien physiques que psychologiques avec l’apparition des caractères sexuels secondaires : pilosité des organes sexuels, jambes et aisselles, mue de développement de la masse graisseuse et musculaire.

3 points à retenir avec Guillaume Gillet, psychologue

Faut-il s’inquiéter quand un ado parle de suicide ?

« Il convient de prendre au sérieux toute évocation de ce geste mais contrairement aux idées reçues, le fait de parler de l’intention suicidaire n’a pas nécessairement un effet « d’entraînement ». Les proches pensent souvent que le fait d’en parler ou de parler de la souffrance risque de la renforcer et de conduire à l’acte. Or, se sentir compris, entendu sans être jugé peut avoir un effet « libérateur » à condition qu’une réponse suffisamment adaptée soit renvoyer à celui qui l’énonce.(…) A l’inverse, dans de nombreux cas, le geste suicidaire intervient lorsque le sujet n’en parle plus. »

L’adolescence, une période à risque ?

« L’adolescence est une période « propice » à la survenue de ce type d’acte dans la mesure où l’adolescent subit des changements biologiques, physiologiques/hormonaux et morphologiques sans possibilités de maîtrise. L’acte peut survenir dans une dynamique de vouloir signifier une volonté d’appropriation de son corps pour lui même et à personne d’autre. Ainsi, l’acte suicidaire est l’acte ultime par lequel un sujet s’affirme comme indépendant, autonome et aux « commandes de sa vie ». Il s’agit donc d’une tentative de « reprise en main » de son destin. »

Existe-t-il un profil type de suicidant ?

« Le geste suicidaire s’inscrit dans une dynamique psychique du sujet et dans une histoire personnelle. (…) Ceci nous permet de comprendre que si le risque suicidaire peut être repéré comme prépondérant chez certaines personnes atteintes de psychopathologie, il est compliqué sinon impossible de prédire avec certitude de ce qui peut se passer dans l’esprit d’un patient. Un événement manifestement sans répercussion importante ou sans impact
majeur d’un point de vue objectif, peut avoir une très forte signification subjective pour le futur suicidant. »

Lien vers l’article complet :

 Pourquoi l’ado veut se suicider – IRFSS

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